La Namibie du Nord au Sud

 

3 semaines de paysages époustouflants

La Namibie … énorme superficie de paysages grandioses et diversifiés.  Le nord, à la frontière de l’Angola, et sa végétation luxuriante le long de la rivière Kunene et jusqu’à Epupa et ses chutes d’eau.

La Côte des Squelettes , le long de l’Altantique, avec ses kilomètres de plages sauvages et désertes.

Le Sud et son désert du Namib, ses canyons et ses dunes millénaires.

Peu de rencontres sur les pistes au travers de ces vastes étendues. La Namibie est l’un des pays le moins peuplé au monde – 3 habitants par kilomètre carré.  Quelques villes telles que Windhoek, Swakopmund, Walvis Bay sur notre route pour nous rappeler malgré tout que le pays est habité … pour nous rappeler également l’omniprésence du blanc et de sa mentalité de colon.

Etonnante Namibie riche en couleurs, dégradés des couleurs du ciel, chatoyants rayons du soleil qui colorent la terre de ces nuances ocres typiques. Incroyable Namibie où l’on se retrouve face à l’immensité seuls avec nous-mêmes

Un magnifique voyage que nous vous racontons en mots et en images.

Gen et Pierre

Namibie pratique

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Informations et liens utiles

En Namibie,  on paye en dollar namibien.  1 dollar namibien = 0.6 euros.

Et donc ? On divise par 10 et on multiplie par 6.  Facile ! 

Pour les nuls en math ou les paresseux, voici un très bon converstisseur de devises, à sauver sur son smartphone :

Currency Converter

 

De nombreux endroits sont très mal ou pas du tout déservi en réseau pour les gsm.

Le bon plan ?  Pensez au téléphone satellite.  On passe partout avec ça.

Google Map, gardez à l’esprit qu’il est possible de vous connecter en Wifi à votre logement et de préparer votre itinéraire sur Google et de le rendre accessible hors ligne.  Ca marche du tonnerre et ça nous a bien aidé.

 

Passesport obligatoire

Permis de conduire international obligatoire également.

Attention, on roule à gauche autant que possible.

Sur les pistes, c’est moins grave évidemment car on doit parfois rouler où on peut.  Et vu le peu de trafic dans certains endroits, on ne risque pas souvent de faire une collision frontale 🙂

 

 

 

 

Comparateurs de vols : le meilleur pour moi reste Skyscanner ou google flight … ensuite pour des vols simples : jetcost

Et pour des vols combinés: opodo.  Après sur base de ce qui est renseigné, je conseille toujours d’aller voir sur le site de la compagnie aérienne (on serait surpris parfois). Petite remarque particulière pour des site comme opodo et bravofly (pour ne citer qu’eux) c’est qu’ls proposent des billets moins chers en payant une cotisation annuelle ! Parfois ça vaut la peine pour les “frequent flyers”

Bref: il y a tellement d’opérateurs qu’il faut prendre le temps de chercher et d’être flexible sur 1 jours ou 2.  Ca peut valoir la peine !

Convertisseur de devises : Currency Converty

Les hôtels: pour nous il n’y a pas photos: c’est booking !  Rarement eu un problème de réservation et si tel est le cas, le service après-vente est efficace.  On réserve, on annule, on peut contacter l’hôtelier qui répond dans les 24 h.  C’est top. Alternativement, Airbnb, ça marche super bien aussi

Location de voitures : Pour le 4×4, on s’est adressé à Camping car online et nous n’avons pas été déçus 

 

Voici quelques photos

Lire l’article

Le budget s’est avéré beaucoup plus élevé que prévu.  Nous envisagions 1/3 hôtels et 2/3 camping pour un équilibre budget et confort équitable. Nous avons réalisé que déployer la tente tous les soirs, la remonter tous les matins n’est pas si évident en plus de l’étroitesse et du manque de confort.  Tout cela l’un dans l’autre, nous a amené à l’une et l’autre reprise à convertir l’option camping en chambre, au détriment d’une augmentation de notre budget. Nous ne nous sommes pas beaucoup préparés non plus pour tout l’aspect cuisine, achat nourriture pour les barbecue dans les campings.  Globalement, nous avions envisagé un budget d’environ 5.000 euros pour les 3 semaines.  Finalement, tous ces extras ont amené notre budget autour des 7.000 euros !

Windhoek

Le début de notre aventure

 

Arrivés à l’aéroport, après un long voyage, nous pensons naïvement, que nous prendrons possession du 4X4 en 2 temps 3 mouvements.​

Nous n’avons qu’une envie à ce moment-là : nous poser !

​C’est sans compter l’administratif à l’africaine.

​Il faut pouvoir prendre le temps, sans s’impatienter … face à des interlocuteurs extrêmement gentils, serviables et souriants. 

Hakuna Matata !

​Prévoir de 2 à 3 heures pour la prise en charge administrative et surtout pratique du véhicule.  Où se trouve la pelle, le cric … où faut-il le placer … démonter la tente, la remonter … enclencher le 4X4 et dans les situations difficiles, le super 4X4 !  Ou se trouve le compresseur pour regonfler les pneus et puis surtout, les dégonfler pour certaines pistes.

​Nous pensons que tout cela est bien théorique et que cela dure plus que nous l’avons prévu et plus que nécessaire ! Nous constaterons plus tard que toutes ces explications ne sont pas vaines et qu’il est utile de les prendre en considération !

Notre maison sur le toit, pour trois semaines

Otjiwarongo

Otjiwarongo est un passage obligé sur la route du Parc National d’Etosha.
​La monotonie de l’autoroute B1 pourrait rendre cette étape longue et ennuyeuse … 250 km d’une route droite, avec des paysages que l’on pourrait trouver identiques … une route où l’on serait tenté de pousser sur le champignon, d’avaler les kilomètres pour en finir rapidement et arriver à destination. On aurait tord, cependant, de ne pas prendre le temps de s’arrêter, en bord de route, pour admirer ces différences de teintes, de couleurs, pour savourer la chaleur, pour profiter du temps qui passe. Car, en Namibie, même sur de longues routes, la course du soleil rend les paysages magiques à mesure que les heures et les kilomètres défilent … les couleurs, les ambiances changent.
Par ailleurs, aux abords des villes, la police veille et il est vivement recommandé de respecter les limitations de vitesses … La police peut sortir de derrière on ne sait où.
Et on est parti pour de longues leçons de morale, s’entendre dire que l’on ne peut pas s’arrêter en bord de route, sur une route où ne passe presque personne.
Soit on se perd dans de longs palabres, soit on bakchich …

Quoiqu’il en soit l’Afrique est magique et nous offre des spectacles grandioses. 

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Parc National d’Etosha

  • Namibie

Etosha National Park

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La recherche, l’observation, la photographie dans les grands parcs nationaux tel que Etosha font partie de l’activité principale des visiteurs.

On est parfois déçus …

Mais, à trop se focaliser sur les animaux, on en oublierait la beauté des paysages.

Gen et Pierre

Au Nord, à la frontière de l’Angola

Ruacana

​1ère étape : 380 km – Durée estimée : 4 h 30

Trois jours passés dans le Parc Etosha à faire la course aux animaux nous suffisent largement. Un peu frustrés par le peu de variétés de la faune, nous retournons à l’assaut des pistes en direction du Nord.

Profanes quant à l’Afrique et ses pistes, nous avions préjugé du temps nécessaire pour réaliser cette étape. En réalité, nous y avons passé la journée entière.

Respecter le timing annoncé nous aurait forcés à rouler plus rapidement et surtout sans arrêt. Dans un pays où l’on passe l’essentiel de son temps au volant, le but est bien évidemment de profiter des paysages que nous offre la route. De photographier et de prendre le temps.

Nous avions prévu de consacrer l’après-mid pour découvrir les chutes de Ruacana.

Arrivés à 19 h, nous avons abandonné ce projet par manque de temps. Dommage car les chutes de Ruacana font partie des plus grandes d’Afrique tant en volume qu’en intensité, particulièrement après la saison des pluies.

 

Conseils

En remontant d’Etosha, compter une journée de route et prévoir de s’arrêter à Ondangwa.  Il s’agit de la dernière grosse ville où se ravitailler et éventuellement faire le plein de carburant. 

Les routes sont parfois monotones et donnent une impression de longueur extrême.  L’autoroute B1 jusqu’à Ondangwa n’échappe pas à la règle.  Restez concentrés ! Gosses et animaux peuvent surgir et traverser à tout moment. La C46 est le même type de route jusque Ruacana.

Kunene River

Distance via Opuwo (pour les amateurs) : 275 km – 4 heures de route – ou le long de la rivière (pour les “raiders” : 75 km – 2 heures en fonction de l’état de la piste).

La rivière Kunéné s’étend sur une longueur de plus de 1000 km.

Elle prend sa source au centre de l’Angola et sinue sur environ 800 km.  Elle forme sur une distance de +/- 300 km une frontière naturelle avec le Nord de la Namibie, avant de se jeter dans l’océan Atlantique.

​Nous avons tenté de nous aventurer sur la piste qui longe la rivière, la D3700. 

Tant qu’à jouer les aventuriers, autant risquer une première tentative de conduite tout-terrain !

D’autant que nous nous étions laissés dire que le tronçon de Ruacana vers Kunene River Lodge avant été réaménagé et qu’il n’était plus risqué de s’y aventurer.  

​Très mauvaise idée ! Dès les premières minutes de conduite, nous sommes confrontés à la difficulté de déterminer les limites de la piste et nous nous embourbons dans une terre encore trop mouillée par les pluies.   Nous sommes seuls et inexpérimentés … 

​Fort heureusement, les abords de la piste regorgent de gros cailloux et nous avons une pelle.  Cela nous permet de dégager la boue autour des roues et de réduire l’embourbement avec les cailloux.  Le super 4×4 fera le reste pour nous sortir de la galère.  

​J’ai de la boue jusqu’aux mais je remercie mon ingéniosité et l’aide de petits gamins bien sympas !

Ils sont trop cool ces gosses !

Retour sur la terre ferme

Nous redevenons raisonnables et décidons de ne pas nous acharner.  Nous retrouvons des routes plus rassurantes.  Cette option nous fait faire un énorme détour de 4 h en redescendant vers Opuwo, mais nous arrivons sans anicroches.

​Nous arrivons au Kunene River Lodge, fatigués et à nouveau fort tard. Nous sommes accueillis très sympathiquement par le couple d’anglais, propriétaire de ce camping, Hillary & Pete.  L’emplacement est vraiment grand et très sympa, situé en bord de rivière.  Le cadre est réellement enchanteur. 

Quoique, le soir au bord de la rivière, voilà ce que cela donne :

 

DONC, on oublie surtout pas l’anti moustique – à utiliser sans modération ! 

Nous nous sommes fait confisquer notre bonbonne à l’aéroport, et heureusement, la maîtresse des lieux a pu nous dépanner sur place.

​Ces saletés de bestioles n’auront pas réussi à nous plomber le voyage.  

​Le 2ème jour, petite ballade en bateau pour un coucher de soleil sur la rivière.  

​C’est reposant, paradisiaque et par dessus le marché, il n’y a personne d’autres que nous, le propriétaire et ses 2 chiens.  Pete prend le temps de nous parler de l’Afrique, des africains, de leur vie d’occidentaux en Namibie et ailleurs sur le continent africain.  Les difficultés liées aux différences de cultures.  Cependant, j’ai cru comprendre qu’ils n’échangeraient leur mode de vie pour rien au monde.

​Les chiens sont les premiers à sauter sur la berge pour pourchasser un mini crocodile alangui.  Ce sera le seul que nous apercevrons.  La rivière est haute, le débit important et il y a trop d’endroits où ils peuvent se cacher.

​L’endroit est réellement paradisiaque pour se reposer de  la première partie de notre voyage.

​Le repos est, en effet, la seule chose à faire dans cet endroit qui nous donne un sentiment de bout du monde.  Nous sommes à un jet de pierre de l’Angola.

 

Epupa Falls

Dernière étape de notre voyage dans la région du Nord, la région des chutes, des cascades, de la rivière et de ses deltas.

​Distance : 160 km – Durée approximative 3.5 heures de piste via Epembe

Ou alternativement : 100 km par la piste le long de la rivière.  Praticable exclusivement par les 4×4 et par temps sec.

Autant dire que nous n’avons même pas envisagé de nous y engager.

​Encore une fois, nous arrivons au camp un peu tard.  Le soleil se couche relativement tôt en cette période et les emplacements sont relativement peu éclairés.

​Epupa Camp est ce que l’on appelle un “Tented Camp”.  Des tentes sont disponibles.  Nous ne devrons pas faire les acrobates sur le toit du 4×4 pour déplier la nôtre 🙂

​Surprise du jour : nous décidons d’aller boire un verre au bar vers 19 h.  Pas de bol ! Tout était éteint! Plus personne sur place.  Nous apprenons, le lendemain, qu’il n’y a personne dans la partie résidentielle.  Si nous voulons de l’électricité et si nous souhaitons profiter d’un service au bar le lendemain soir, nous devons le réserver … ce que nous faisons illico … Il n’y a pas grand chose d’autre à faire dans le coin, le soir venu.  Nous nous enfermons donc pour une nuit de sommeil.

​Le lendemain, découverte des chutes Epupa – qui veut dire en langue Himba “Eau qui fume”.

​Le site est composé d’un ensemble de 22 cascades dont le point culminant se situe à 37 mètres de haut.  Nous avons eu la chance de profiter du haut débit lié aux pluies abondantes.   Le panorama n’est évidemment pas aussi impressionnant en période sèche.

Perdus dans les montagnes

Nous faisons les touristes stupides et nous nous engageons à l’aventure totalement mal préparés en espérant simplement profiter du panorama – splendide il faut le dire.

Notre objectif était de descendre vers le lac où aboutissent les chutes.

Mal nous en a pris.  Il est midi, nous n’avons pas prévu de bouteille d’eau et le terrain est difficile et rocailleux.

​Après pas moins de 2 heures de marche, épuisés, nous décidons de rebrousser chemin après une baignade rafraîchissante, tout habillés, dans la rivière. Cela nous permettra de garder un peu de fraîcheur pour le retour.   Faire gaffe aux crocos !

Le retour nous a semblé durer une éternité.

Un arc en ciel dans les embruns !

​Nous rentrons au camp pour un repos bien mérité avant notre premier BBQ du voyage. De vrais Robinson Crusoë (d’opérette). Heureusement que nos voisins de camping – des Afrikaners habitués à ce genre de voyages nous ont dépannés … pas certaine que le feu eut démarré sinon.

 

Rencontre avec les Himbas

Dans le Koakoland, au Nord Ouest de la Namibie, le peuple rouge Himbas

En route vers l’Atlantique

La route est longue d’Epupa jusque Cape Cross et nécessite plus de temps que nous ne l’avions imaginé.

2 nuits sont nécessaires si l’on veut pouvoir profiter des magnifiques paysages que nous traversons.

Une première étape jusque Opuwo où nous passons la nuit dans le magnifique Opuwo Country Lodge. Juste le temps de profiter du magnifique paysage de la terrasse d’où, au loin on aperçoit les montages de l’Angola.

Deuxième arrêt à Palmwag.

Cape Cross Seal Reserve

Une colonie d’environ 100.000 individus, à demeure, à Cape Cross
Un ballet bruyant mais émouvant …

La croix de Cape Cross

Nous sommes arrivés à l’ouverture de la réserve et avons eu la chance de nous y trouver presqu’en tête à tête privilégié avec ces animaux très photogéniques – sans oublier qu’ils sont totalement sauvages, et par conséquent, ils peuvent se montrer relativement agressifs.

Nous reprenons la route sous oublier de passer devant la croix symbolisant le nom de l’endroit : Cape Cross.

Cape Cross a été découvert par le navigateur portugais Diego Cão qui y fait ériger à une croix (cross) de pierre en 1486 pour marquer le point le plus au sud jamais atteint par des Européens en Afrique. Cette croix a été redécouverte par la mission du capitaine de corvette Gottlieb Becker, en 1893, alors que l’endroit faisait partie du Sud-Ouest africain allemand.

Un des seuls vestiges témoignant de l’occupation portugaise.  A l’époque de notre voyage, il s’agissait encore d’une copie de la croix originale.

En effet, dans les années 1890, après que le pays soit passé sous contrôle de l’empire allemand en pleine période de colonisation, la croix de pierre fut transportée à Berlin.

Elle est depuis 2006 présentée dans une exposition permanente du musée.

Mais la Namibie, en conflit depuis des années avec Berlin au sujet de différentes demandes de réparations liées à la colonisation germanique, a demandé la restitution du monument en juin 2017. Plusieurs tentatives de sa part au XXe siècle s’étaient révélées infructueuses.

Finalement, les autorités allemandes, sous pression pour faire un geste à l’égard de leur ancienne colonie, ont fini par obtempérer.

Lors d’une cérémonie en grande pompe à Berlin le 17 juin 2019, il a été promis que Cape Cross récupèrerait sa croix, un des seuls vestiges témoignant de l’occupation portugaise, en été 2019.

En ce début d’octobre, elle n’est toujours pas de retour. Au pire, les allemands ont daigné rendre quelques ossements des Herreros et Namas qu’ils ont exterminés. (http://www.rfi.fr/europe/20180829-allemagne-restes-cranes-herero-nama-namibie-ceremonie-religieuse).

La mine de sel de Cape Cross

Sur la route pour rejoindre Swakopmund, nous traversons une zone d’extraction de sel.

Pas vraiment la peine de s’y attarder mais le paysage est surréaliste et impressionnant.  Cela vaut la peine de s’y arrêter pour immortaliser l’endroit et faire quelques clichés originaux …

Swakopmund 

En route vers la dernière étape de la côte atlantique. Nous arrivons aussi à la fin de notre voyage et avons l’impression de ne pas avoir vu le temps passer.

Swakopmund est une ville qui reflète profondément un passé allemand.

Tout y est carré, net, propre, organisé … rien d’africain.

Il y est agréable de s’y balader un moment et de s’arrêter pour prendre un verre à une terrasse, mais je ne vois pas l’intérêt de nous y attarder plus que cela.

Je suis venue en Namibie pour voir l’Afrique et pas l’Allemagne et les vestiges de sa colonisation agressive et meurtrière.

Heureusement, il y a la mer, la côte et cela nous permet une promenade en bord de mer.

Walvis Bay

Walvis Bay c’est rafraîchissant, reposant et on profite un peu de l’endroit dans un hôtel face à la mer.

Le bonheur à Walvis Bay est de prendre le temps de se balader sur la promenade, de se délecter du temps qui passe et d’observer les colonies de flamands roses et blancs qui ne manquent pas de nous offrir leur ballet.

Walvis Bay, c’est la mer au gré de ses marées et de ses bancs de sable, c’est les couchers de soleil, ses maisons colorées.

C’est aussi l’endroit civilisé où nous profitons pour faire réparer le pneu crevé au hasard des pistes et des cailloux pointus.

Solitaire

En route dès le matin … le pneu plat est réparé, il nous en a coûté 125 euros (heureusement ces petits désagréments sont compris dans l’assurance et remboursés).

 Le plein est fait et nous somme prêts pour la dernière étape de notre voyage : les dunes rouges de Sossusvlei.  Environ 320 km au travers du plus grand parc d’Afrique et l’un des plus grands du monde : le Parc National du Namib-Naukluft.  Une superficie totale de quasi 50.000 km², composée d’une part des dunes du désert du Namib, avec la plus haute qui culmine à 375 mètres et d’autres part les montagnes du Naukluft.

 Il faudra compter environ 6 heures de route – avec un stop à Solitaire – pour arriver à destination en fin de journée. 

Solitaire n’est pas une ville, ni même un village.

 Ce n’est rien d’autre qu’un croisement de 2 routes.  Mais l’endroit est un incontournable sur la route pour aller à Sesriem.

On y trouve une petite supérette, un restaurant, un motel et surtout, une pompe à essence ainsi que des pièces détachées pour les voitures (au cas où, c’est fort utile).

 Nous avions prévu d’y rester pour la nuit.  Nous avons décidé finalement de n’y faire que passer et bien heureux d’avoir changé d’avis car il n’y a rien de bien réjouissant à Solitaire.  Trop de touristes surtout, car l’endroit se trouve isolé au milieu de nulle part et bienheureux sont-ils tous de trouver Solitaire sur le chemin.

 Pittoresque, cela ressemble un peu à un décor de film, une mise en scène.  La caractéristique en est toutes les carcasses de vieilles voitures.  Peut-être ont-elles été placées là pour le décor mais j’aime à croire qu’elles datent de la création de cet endroit étrange créé en 1948 pour l’élevage de moutons.  Solitaire lui fut donné comme nom par son propriétaire en référence au diamant et à la solitude des lieux.

 Voici ce que cela donne en photos :

Sesriem – Solitaire et les dunes rouges

Nous étions plein de bonne volonté et d’ambition de grands aventuriers lorsque nous avons entrepris notre aventure avec notre tente sur le toit – comme les escargots avec leur maison sur le dos 🙂

​Autant dire que le dernier camping qui devait se faire aux pieds des dunes s’est transformé en 2 nuits dans le plus bel hôtel du coin : le Sossusvlei lodge (j’en reparle dans la rubrique “où loger”).

​L’endroit est effectivement assez luxueux et notre chambre doit frôler les 50 mètres² au bas mot. Pas de faux-semblants … ça fait plaisir ! Le prix aussi, mais bon, on ne vit qu’une fois.

​A six heures du matin, nous sommes à l’entrée du parc pour voir le soleil se lever et les contrastes de la couleur des dunes qui passent de l’orange au rouge.  La  couleur du sable est due à la présence de trioxyde de fer.

​Dans la partie est du désert du Namib, les vents de directions différentes et variées créent des dunes en étoile, qui constituent le paysage le plus célèbre de Namibie. Enrichi en oxydes de fer en surface, ce sable est rouge et ce désert, vieux de cinq millions d’années, s’est formé sur le désert préexistant, de 30 millions d’années, lui-même posé sur le complexe de roches de Rehoboth, vieux d’un milliard d’années.

​Les sables du désert du Namib sont originaires de l’est et ont été apportés ici voilà longtemps. Ces dunes ne bougent qu’au sommet, contrairement aux dunes de l’ouest du désert, sur la côte, qui, elles, sont en mouvement jusqu’à leur base.

Sossusvlei est le delta intérieur de la rivière Tsauchab qui, les bonnes saisons de pluie, passe à travers les dunes et vient disparaître dans le sol ici, laissant des sédiments d’argile en couches grises et des pans salés qui sont séparés les uns des autres par les dunes rouges.

Certains de ces pans sont maintenant si bien isolés par les dunes rouges que plus aucune eau n’y vient jamais, ce qui d’ailleurs sera le lot général d’ici peu, tant l’eau est pompée dans la nappe. Les arbres morts ici récemment le sont à cause du pompage et non du manque de précipitations, qui est le même depuis très longtemps.

Il faut parcourir une soixantaine de kilomètres pour arriver à Sossusvlei : point de départ pour aller dans la Deadvlei et Hiddenvlei.

​Sur notre chemin, nous nous arrêtons à la Dune 45, située au km 45 de la route reliant Sesriem à Sossusvlei – ce qui lui a donné son nom.   Son point le plus haut culmine à 170 mètres.  Sa crête est prise d’assaut par de nombreux touristes.  Le paysage doit être magique, mais en sandales, c’est pas top 🙂 Et n’allons pas imaginer les enlever, car le sable devient vite brûlant.  Bon et puis soyons honnêtes, je suis paresseuse et  c’était crevant … disons qu’à mon avis, je suis arrivée à la moitié … quoique !

Dernier petit clin d'oeil

Les pistes en Namibie

 

Difficile de ne pas évoquer la problématique du temps nécessaire pour parcourir une distance entre 2 points sur les pistes.

Il existe un durée théorique si l’on se fie aux itinéraires de google.   Mais honnêtement, en Namibie il n’y a que quelques routes asphaltées sur lesquelles il est possible de rouler à une allure normale et préconnisée par Google.  Pour le reste sur une durée donnée, il est préférable de calculer x 1.5 pour être réaliste.

Nous nous sommes trop fiés à ces distances pour construire notre itinéraire et finalement, 3200 km en 3 semaines étaient beaucoup trop ambitieux avec comme résultat, le manque de temps pour profiter des endroits dans lesquels nous  nous arrêtions pour la nuit. 

Un voyage magnifique qui nécessite beaucoup de préparation, une bonne estimation des distances à parcourir.  S’accorder du temps pour regarder autour de soi, prendre le temps de descendre de voiture pour admirer autour de soi.  Les couleurs, les paysages changent à mesure que défilent les kilomètres.

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